vendredi 7 juin 2013

" être"... libéral en Tunisie....






















                           " être"... libéral en Tunisie....





Le présent dossier [mis à jour le 15 avril 2013] dévoile les dessous et l’étendue de la censure frappant le Courant Libéral Réformateur (C.L.R) et les circonstances de sa mise en œuvre depuis le 14 janvier 2011, date d’instauration du régime transitoire.  Cette censure s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’embrasement visant les voix libres et incorruptibles pouvant, en regard de la rectitude de leur parcours militant, inspirer un vrai projet d'alternance.
 Elle dénote l’extrême hostilité que l’on oppose à son projet de société. Cette hostilité dont je connais les principaux auteurs pourrait  dégénérer à tout moment  en « passage à l’acte » politique sous la fausse apparence d’un fait-divers ordinaire.



 A ce propos  dans un document rendu public le 24 juin  2011 j’avais dénoncé la surveillance soutenue de mes déplacements et communications téléphoniques  durant mon séjour en Tunisie.

http://ladepecheliberale.blogspot.fr/search?updated-max=2011-09-21T09:29:00-07:00&max-results=7&start=14&by-date=false

Par-delà la censure frappant le  C.L.R,  c’est ma personne qui est en définitive la cible que l’on voudrait atteindre. En cette période de flou institutionnel et sécuritaire, je crains sérieusement pour mon intégrité physique et celle des proches personnes qui m’entourent.


      
Dans la deuxième partie de ce document j’évoquerai, les principales pratiques liberticides, me visant personnellement, depuis  l’instauration du régime transitoire  (II) et dont j’ai pris l’engagement formel de dénoncer. Une présentation générale (I) de mon cheminement militant vous est proposée à titre introductif dans la première partie.


Dans les années quatre-vingt, j’ai intégré l’organisation de la jeunesse du Parti Socialiste Destourien (P.S.D), devenu ; Rassemblement Constitutionnel Démocratique (R.C.D) sous la présidence de Zine El Abidine Ben Ali en 1988.





Elu en 1991  secrétaire général  régional  de l’organisation des étudiants du R.C.D  [Fédération du Bardo] j’en deviens également membre de son Conseil National.  Mon opposition à la dérive répressive que le R.C.D et ses alliés au sein de l’U.G.E.T (syndicat étudiant de gauche) allaient mener contre les militants de l’U.G.T.E (syndicat étudiant proche de la mouvance islamiste) à l’université me couta en 1992  la révocation du parti.   




             Pratiques liberticides sous « les gouvernements » de l’après 14 janvier 2011.  

Après la chute de Zine El Abidine Ben Ali, j’avais cru, peut-être à tort, le moment venu pour que justice soit rendue aux suppliciés du « BenAlisme », sans exclusive. Cependant les élections du 23 octobre 2011 confirmèrent les analyses plutôt sceptiques du C.L.R. Ce scrutin donna lieu à  une gouvernance bâtarde s’enlisant chaque jour davantage dans le copinage et le clientélisme partisan.

Que de chemin parcouru ; en ; vain pour nous retrouver aujourd’hui face à l’absurde d’une coalition commettant les graves erreurs de l’ancien régime. Une partitocratie usant de l’Etat pour se servir elle-même au lieu de servir le bien commun et l’intérêt général. 
Intervenue le 6 mars 2013, la démission du philosophe Abou Yaarab Marzouki de son groupe parlementaire et les déclarations de Cheikh Abdelfatteh Mourou, homme de grande sagesse de surcroit fondateur de la « Nahdha »,  accordées à  la revue « Marianne » accréditent le bien-fondé de nos craintes quant à l’avenir de la paix sociale en Tunisie.


Je vous propose, ci-après, à titre informatif un état non exhaustif des atteintes portées à mes droits politiques (1) et sociaux (2) et dont j’impute l’entière responsabilité à  Moncef Marzouki, Rached Ghannouchi et Mustapha Ben Jâafar, respectivement, président provisoire de la république, président du mouvement islamiste la « Nahdha » et président de l’assemblée nationale constituante.   

1-    Déni de droits politiques

Le Courant Libéral Réformateur [désigné à l’époque considérée par Mouvement des Libéraux démocrates Tunisiens] a vu sa demande initiale de légalisation rejetée  le 28 mai 2011 sur la base d’un argumentaire fallacieux ne disant pas son nom.  Le ministère de l’intérieur, ayant curieusement à sa tête, à l’époque considérée, Habib Essid l’un des fidèles commis de Ben Ali !  …  Il est actuellement conseiller spécial près du premier ministre ! chargé des affaires sécuritaires. Derechef,  la même administration me priva d’un document [le Bulletin N°3] nécessaire pour l’obtention d’une autorisation de publication.  Et jusqu’au mois de juillet 2012 toutes mes requêtes formulées à Tunis aux fins d’obtenir ce document sont demeurées infructueuses ! 

Une action en abus de droit a été engagée par nos soins contre le ministère de l’intérieur. Plusieurs mois s’écoulèrent après la procédure introductive d’instance sans qu’aucune audience n’ait lieu. Le tribunal s’en est  semble-t-il, finalement dessaisi, s’estimant en l’espèce non tenu de statuer ! 

Parallèlement, en date du 30 juin 2011,  le conseil juridique du C.L.R a saisi le ministre de l’intérieur, lui réclamant des précisions sur sa décision portant rejet de notre demande initiale de visa [légalisation du C.L.R]. Aucune réponse ne s’en est suivie.

Derrière ces entraves se profilait évidemment l’intention de m’évincer personnellement du processus politique et électorale. L’appareil sécuritaire, ayant servi le gouvernement de Beji Caïd Essebsi, récupéré par les gouvernements islamiste de Hammadi Jebali et Ali Larayedh, doit nécessairement savoir à qui profiterai l’exclusion du C.L.R  et son fondateur de la scène politique? 

Sur recommandation de notre conseil juridique, et après consensus au sein du Mouvement des Libéraux Démocrates Tunisiens (M.L.D.T), nous avons reformulé notre demande de visa en modifiant le nom du parti, devenu : le Courant Libéral Réformateur (C.L.R).

Une reconnaissance « implicite » :  

Convoqué en juin 2012, au premier ministère, pour le retrait des documents prévus par la loi du 24 septembre 2011 organisant les partis politiques,  en matière de reconnaissance (légalisation) implicite. Il m’y était demandé -à cette occasion- de signer un engagement non prévu par la loi. Vaine tentative de bloquer la légalisation du C.L.R.

Clanisme et copinage politique :

Une instance « ad-hoc » au nom de « Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique» aura vu le jour, le 15 mars 2011. Présidée par  le juriste Iyadh Ben Achour, cette instance cachait mal sa toile de fond clanique. Le C.L.R n’y était pas représenté.  Cette instance,  loin des bonnes intentions  affichées,  comprenait en fait, de l’aveu de ses propres membres « triés sur le volet », dont entre autres, l’actuel locataire provisoire de Carthage, des parties affiliées aux officines de  l’ancien régime que l’on voulait  blanchir et recycler… ! Aussi elle regorgeait de personnages connus pour leur accointances avec les hautes sphères sécuritaires de l’ancien système… ! Néanmoins, cette instance aura incarné sur le plan institutionnel le début de l’anti-révolution… 

Obstruction et exclusion des médias :

Les communiqués du C.L.R sont systématiquement obstrués ; interdits de diffusion par les organes de presse publics et semi-publics. Parmi les auteurs de cette obstruction figurent L’Agence Tunis Afrique Presse (T.A.P), la télévision nationale ( Al Watania) et certains journaux comme « Assarih »  ou ceux appartenant au  groupe « Cheikh Rouhou » , l’allié de toutes les autocraties qui gouvernèrent la Tunisie depuis un demi-siècle .

Après la « révolution » du 17 décembre 2010, les magnats de l’information, grands propriétaires de médias et maisons de presse, sous l’ancien régime; …vont se maintenir à la tête d’empires médiatico-financiers construits dans l’illégalité [entre autres fiscale] moyennant  leur collaboration avec la dictature. Parmi ceux-là certains se font encore convier comme « invités d’honneur » par des organisations européennes « affichant » depuis des lustres un parti pris quasi extatique «  pour les libertés » ! 


Sur un plan symbolique et déontologique ces médias de l’obstruction incarnent  pour nous autre libéraux démocrates tunisiens, ce que les médias de la haine  ont toujours étaient pour les  communautés et groupes sociaux que l’on voulait, honnir, bannir et faire taire… 

Au cours de mon premier séjour en Tunisie, en avril 2011, j’ai eu droit à cinq interviews. Seulement deux seront autorisées de paraître. L’annonce le 18 avril 2011 de mon intention de me porter candidat aux élections présidentielles aura visiblement heurté certaines « sensibilités » et partant « légitimé » ; chez les geôliers de l’esprit ;  ma mise sous black-out.



Par ailleurs, ex-militant du courant « Destourien », je suis exposé au couperet d’une loi bavarde d’excommunication prévoyant l’interdiction d’accès à la vie politique à tout citoyen qui aura rempli depuis l’année 1989 une fonction de responsabilité au sein du R.C.D. Il est quand même curieux paradoxe que mon exclusion d’aujourd’hui soit l’œuvre des « victimes » d’hier. Ceux là mêmes dont j’ai pris le risque d’en défendre les droits citoyens ; que ce soit en tant que jeune cadre  du R.C.D ou dissident en exil ; au péril de mes intérêts personnels …

Il faut savoir que cette incrimination extrajudiciaire et collective à fait  l’objet d’une première application en vertu de l’article (15) du décret-loi sur la Constituante approuvé le 6 mai 2011. Lequel décret-loi a été publié au Journal Officiel Tunisien le 10 mai 2011.
Le Conseil de l'Instance Supérieur  pour la Réalisation des Objectifs de la Révolution (I.S.R.O.R) aura mis en œuvre l'article (15) précité le mardi 31 mai 2011  en constituant  deux sous-commissions: 

- la première Sous- commission [sans intérêt pour le présent rapport]

- la seconde Sous-Commission (appelée Commission N° 17) avait pour mission d'établir les listes des candidats inéligibles à la Constituante :

-          Je ne sais pas si  mon nom y figurait. Quoi qu’il en soit l’article (15) m’était opposable.  Comble de l’absurde, malgré mon parcours dissident depuis 1992. Et même si l‘article (15) n’ait  pas existé, mon exclusion de la vie politique s’est déjà  opérée par le  rejet abusif que l’on a opposé à ma demande initiale de visa (expliquées plus haut) ;  l’entrave portée à mon droit d’ester en justice (expliquées plus haut) ;  ma privation  d’une réparation juste et équitable  et ma réintégration professionnelle de sorte à me permettre de rentrer définitivement en Tunisie, et mon interdiction d’accès aux  médias…

Le parti islamiste et ses alliés annexes au pouvoir envisagent maintenir en vigueur le principe posé par l’article 15 (susvisé). Et parallèlement, « Realpolitik » oblige, ils ne se privent pas d’alliances avec les icones du  régime honni… !  Ses ex-cadres et argentiers…. Formellement dissout, le R.C.D, grâce à ses réseaux, nationaux et étrangers….  et la dangereuse stratégie de récupération adoptée par le gouvernement islamiste,  n’en continue pas moins à façonner, d’une « main invisible », l’actualité politique du pays. L’alliance prévue de la « Troïka » avec un collectif  s’auto proclamant « Destourien », en fournie, si besoin, une bonne démonstration. 
Enfin s’improviser aujourd’hui critique vis-à-vis du projet de loi d’excommunication collective [c’est le cas de plusieurs intellectuels et hommes et femmes de droit tunisiens], susvisé, est intellectuellement malhonnête lorsqu’on en a, comme ce fut le cas du juriste Iyadh Ben Achour, commis l’ascendant « en ligne directe » ; à savoir l’article (15) du décret-loi susvisé relatif à l’élection de la Constituante.


Numerus Clausus : 

La Bi-nationalité  est un statut juridique  justifiant aux yeux de la classe politique, siégeant à la Constituante, une citoyenneté de seconde zone. Cette conception mutilée et défigurée de l’appartenance nationale, bénéficie du silence complice des « défenseurs des droits humains » et  autres acteurs de la société civile dont certains sont membres de la « constituante » et de surcroit (eux-mêmes)  binationaux !  
En fixant les critères d’éligibilité à la magistrature suprême, l'article (8) de la loi organisant les pouvoirs provisoires aura jeté les fondements d'un système discriminatoire déniant à presque 15% de la population tunisienne (Les non musulmans, les binationaux, les nés sous x, ceux dont un parent n'est pas tunisiens de souche etc....)  leur droit d'être membres d'une communauté nationale indifférenciée reconnaissant à chaque citoyen le droit/ possibilité /d'être dirigeant ou dirigé 

Le projet de constitution tunisienne 
comprend dans sa mouture actuelle  un article (72) qui reprend littéralement l’esprit de l’article (8) susvisé.
Binationale depuis l’année 2006, je conteste vigoureusement la légalité du principe posé par l’article (72).  Et je m’indigne de la passivité des membres de l’Assemblée Nationale Constituante et  défenseurs de droits humains, qui se seraient rendus complices de cette intolérance. 

Contraire aux valeurs universelles de justice, cette disposition m’inflige personnellement comme à une très large frange de la communauté nationale, dont entre autre les tunisiens installés à l’étranger, une citoyenneté de seconde zone. D’autre part la discrimination attribuant aux musulmans à titre exclusif le droit de se porter candidats à la magistrature suprême est une « spiritualité politique » vicieuse renvoyant la Tunisie aux siècles sombres de la « Dhimma ».   Ce principe « constitutionnel » est une offense délibérée à la liberté de conscience et un  terreau propice au fanatisme.  


2-    Déni de droits sociaux

Du fait de mon exil j’ai perdu mon emploi en tant que haut cadre de banque [ l’U.I.B, une banque publique à l’époque considérée rachetée depuis septembre 2006 par la Société Génarale]. Ma campagne, également haut cadre d’une entreprise publique, harcelée sur son lieu de travail où l’on faisait courir le bruit de ses fiançailles avec un « dissident », finit par lâcher sa carrière professionnelle et quitta le pays…
Après le 14 janvier 2011 j’avais grand espoir de recouvrir mes droits sociaux et obtenir à ce titre une réparation juste et équitable du dommage que j’ai subi.  J’ai missionné à cet effet un avocat. Cependant  au regard de la procédure et du droit en vigueur, et faute d’une réelle volonté  politique de changement j’étais amené à faire suspendre mon recours.

Mon action ne pouvant déboucher ; au mieux ; que sur une décision d’incompétence sinon un rejet pour forclusion [faute de cadre légale spécifique répondant à la spécificité du recours]. 
Les coalisés  de la « Troïka »  ne semblent pas d’avis pour faire juger les tortionnaires et encore moins dédommager les suppliciés de l’ancien  régime sans exclusive. La promesse d’une « justice transitionnelle », n’était en fait qu’une illusion d’optique que la « Troïka »  aurait employée à des finalités strictement électorales.

Depuis le 14 janvier 2011, les gouvernements successifs se sont alliés à la « Nomenklatura » financière et administrative du régime déchu.  Cette alliance non avouée explique en partie les déboires de la « justice transitionnelle ». Car une justice indépendante et non soumise aux ordres mettrait à mal les alliances contre-nature que les nouveaux prétendants, faisant fi de toute éthique politique, sont prêts à conclure indistinctement avec les hommes de l’ancien régime…..ou le bras armé de la « nahdha », connu sous le nom de comités de protection de la révolution ….(une sorte de Pasdaran à la tunisienne) bénéficiant de l'appui "moral" d’ex-défenseurs des droits humains et actuels alliés de Rached Ghannouchi, les Abbou ; Ben Sedrine, Dilou et j'en passe.... . Pour mémoire, ces personnages ont bénéficié  d’appuis financiers et diplomatiques européens considérables durant de longues années. Ces mêmes forces démocratiques européennes ! feignaient d’écouter nos doléances; et opposaient une fin de non percevoir à notre engagement pour les libertés….]

La justice transitionnelle promise est un leurre. Puisque le mouvement islamiste « Nahdha » et ses partis annexes (C.P.R et F.D.L.T) se sont arrangés de sorte qu’il n’y ai point de réparation à reconnaitre aux non affiliés à leur projet.   Multiples raisons auraient fondé cette option parmi lesquelles :
-         D’anciens militants et leaders « Nahdhaouis » de l’exil étaient en désaccord avec la direction actuelle de la « Nahdha ». 

-         Des exilés non affiliés au projet de la « Nahdha »  pouvaient bénéficier d’une réelle justice transitionnelle.

Sur la base de critères d’éligibilité occultes la « Nahdha » et ses partis annexes [ le C.P.R et le F.D.L.T] ont procédé , depuis qu’ils aient accédé au pouvoir, à l’octroi massif de réparations matérielles [ incluant l’offre de  fonctions et emplois au sein de l’administration et les entreprises publiques… ]   . 

Les bénéficiaires de cette politique réparatrice sont le plus souvent d’anciens repris de justice, condamnés en vertu des lois relatives à la lutte contre le terrorisme. Voulant de manière prémonitoire préparer les potentiels déçus ; à accepter  sa conception partisane de la  « justice transitionnelle » ! le ministre des droits de l’homme, Samir Dilou, va déclarer que son ministère « ne fera pas de miracle !. ».

Le tour est joué : la réhabilitation que l’on espérait générale et sans restriction s’est avérée sélective et discriminatoire.


Pour mettre au clair l’esprit de caste dominant cette pseudo « justice transitionnelle »  je me permets de relater ci-après deux situations à titre indicatif à savoir : le cas de Mokhtar Yahyaoui et celui de Moncef ben Salem. 

-          Le cas de  Mokhtar Yahyaoui :

Magistrat révoqué au mois de décembre de l’année 2004 pour avoir critiqué dans une lettre ouverte à Ben Ali la situation de la justice. Militant du  C.P.R, allié de la « Nahdha » il va continuer sa vie professionnelle sous le régime déchu sans encombre en tant qu’avocat. La loi tunisienne permettant  aux juges une telle réorientation professionnelle. Après les élections du 23 octobre 2011 et l’arrivée de la « Nahdha » au pouvoir, M. Yahyaoui sera, en l’absence de loi spéciale réglementant la «  justice transitionnelle » et par simple décision portant le sceau du nouveau pouvoir, réintégré au sein du ministère de la justice où il va être chargé des fonctions politiques de conseiller. Il a été par ailleurs dédommagé pour la période de son éviction de la magistrature.

-         Le cas de  Moncef Ben Salem : 

Parmi les fondateurs et leader de la première ligne du mouvement islamiste « Nahdha »,Moncef Ben Salem, actuellement ministre de l’enseignement supérieur, était prisonnier politique.  Nommé ministre, après les élections du 23 octobre 2011, Il s’est auto-promu, sur proposition de lui-même, Professeur des Universités ! Et ce, à compter du 1er septembre 1987 ! En plus il s’est accordé le droit à se faire dédommagé pour toute la période où il s’est vu évincé de l’université. Il faut préciser qu’une fois libéré, Moncef Ben Salem s’est consacré à l’exploitation de sa propriété agricole. Le régime déchu lui aura même proposé le poste de ministre ! Après le 23 octobre 2011 son fils aîné,  fort d’un capital de quelques milliards, dont on ignore l’origine ! lança une chaine T.V privée…



L’Etat tunisien se doit de reconnaître sa responsabilité dans l’exil auquel je fus astreint en 1999 et d’en tirer les conclusions juridiques et morales qui s’imposent. Sur le plan international, la plupart des textes pertinents prescrivent comme obligations de l'Etat de veiller non seulement à prévenir les violations des droits de l'homme mais à réprimer les coupables et surtout à réparer les victimes de ces violations, que ce soit du fait de ses agents ou des tiers. 

L'article 8 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, l'article 2.3 du Pacte international relatif aux droits civiques et politiques, l'article 14 de la Convention internationale contre la torture et les articles 7 et 21 de la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples reprennent ce principe en prévoyant comme obligation à l'Etat la garantie d'une « réparation juste, proportionnelle et équitable » aux victimes des violations des droits de l'Homme.

Je demande que ma requête du 07 décembre 2012 relancée par correspondance du 31 décembre 2012 (par mail via l’organe de presse officiel de la « Nahdha » le journal « Al Fajr ») à l’adresse de Samir DILOU, ministre des droits de l’homme,  reçoive de la part du gouvernement un traitement impartial, effectif, immédiat et non dilatoire.

Car d’un tel traitement dépendra mon retour définitif en Tunisie.  Sauf retour, dans les conditions susvisées, je considère mes droits citoyens, sociaux et politiques ; suspendus depuis mon départ en exil ; totalement sabordés dans la Tunisie islamiste.   

En regard des promesses qu’elle n’a pas su ou pu tenir au lendemain de sa prise de pouvoir il n’est pas disproportionné de dire que la partitocratie au pouvoir est en passe d’allumer les braises d’une nouvelle révolution. Certes, une révolution différente de celle du 17 décembre 2010 se préparant avec le concours objectif de certaines parties hostiles à l’émergence d’un processus démocratique en Tunisie et au Maghreb en général.

Le Courant Libéral Réformateur (C.L.R), unique mouvement libéral tunisien qui s’est joint à la dissidence contre le despotisme depuis 1999 se trouve après sa légalisation insidieusement tardive, dépourvu de moyens lui permettant d’assurer son organisation et prendre part aux grands rendez-vous nationaux. 

Le C.L.R entend confronter les prochaines échéances électorales et  apporter une contribution pertinente aux débats devant en principe l’accompagner. Il voudrait contribuer  à la fondation de l’Etat de droit et d’institutions. L’idéal  pour lequel il s’est longuement battu.



Dépourvu de siège (local), et sans aucune ressource en dehors des contributions modiques et occasionnelles de ses militants. Interdit de parole dans les médias, et non associé aux grands débats nationaux, le C.L.R envisage procéder à son auto-dissolution, faute d’appui urgent et conséquent de la part des institutions -notamment européennes- soutenant le processus de transition.... 



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